La Grande Route des Incas, projet
Mon objectif est de faire découvrir les cultures andines.
Je mettrai régulièrement à jour un site Internet sur lequel seront déposés des photos de
Une présentation est à paraître dans le magasine « Carnet d’Aventures » au mois de juin. Je compte sur ce magasine pour diffuser mes expériences durant tout le projet.
Au cours d’un échange universitaire en Argentine, il y a 3 ans, j’ai réalisé un voyage de 5 mois en Amérique du Sud dont 2 mois au Pérou.
En arrivant sur la côte péruvienne (Tujilio) je me suis fait volé ma Carte Bancaire, tout le liquide que j’avais sur moi, mon appareil photo et ma médaille de baptême. J’ai été recueilli par un groupe d’artisan nomade qui m’a appris à faire des bracelets, colliers, statuettes en argile… afin que je puisse m’en sortir, manger, me loger et continuer ma route. Ce que j’ai pu faire jusqu’à Buenos Aires où mon second semestre d’étude commençait.
J’ai appris à leur contact la richesse du monde Andin, leur amour de la vie, de leur liberté, leur fierté, leur accueil, mais aussi les difficultés auxquelles ils sont confrontés chaque jour.
Au cours de l’été 2004, je suis parti du Puy en Velay pour Saint Jacques de Compostelle. Deux mois et 1700 km après, je me suis rendu compte de la richesse de la marche, des enseignements du chemin parcouru pas à pas. Et même si l’objectif est loin, s’il peut paraître impossible à atteindre, si les difficultés et les souffrances sont présentes, le courage et la volonté sont les moteurs principaux du marcheur. La joie des rencontres réalisées tout au long de la route en sont la récompense.
El Qhapac Ñan est un chemin qui a été imaginé, planifié et construit par un peuple de marcheur.
Les Incas ne connaissaient pas la roue et le relief tout au long de leur Empire ne leur permettait qu’un seul moyen de déplacement : la marche ; le transport de marchandise était effectué à dos de lamas.
Pour comprendre la dimension sociale et sacrée de ce Chemin, il faut se remettre dans la peau de ces voyageurs, revivant ainsi leur fonction de communication, d’échange, de colporteur entre les différentes vallées des Andes. Ils étaient un des piliers de l’Empire Incas, transformant ce chemin en une artère principale indispensable à son fonctionnement.