Dernières randonnées alpines

Publié le par Roman

 

Dernière randonnées alpines

 

 

Mais qu’ai-je bien pu faire durant tout ce temps durant lequel j’ai disparu ??

Et bien je n’ai pas arrêté la préparation, mais ayant des accès internet beaucoup plus aléatoire, je n’ai malheureusement pas pu mettre ce site à jour comme je l’aurai souhaité… Je m’en excuse.

En même temps il va bien falloir s’y faire, car une fois parti je n’aurai pas plus d’accès à internet alors….

 

 

Bon reprenons par là où je vous avez laissé : la fin du Tour du Mont Blanc.

Et bien j’ai consacré la fin du mois de juillet à faire des petites randos de 2 journées.

 

Tout d’abord dans le massif des Aravis depuis La Clusaz pour rejoindre Megève où ma Grand-mère et mon arrière-grand-mère m’attendaient.

La montée sur les pentes de La Clusaz sous les télésièges n’est pas très belle… Par contre, son marché m’a permis de remplir mon sac de provisions locales bien appétissantes malgré leur poids.

Cette première journée s’est terminée par un magnifique couché de soleil sur mon bivouac situé juste sous le massif de l’Etale au-dessus du col des Aravis.

Le lendemain, la journée a été ponctuée par une grosse chaleur suivie d’un bel orage que j’ai réussi à contourner pour arriver à Megève par les pistes du Jaillet. J’ai vu au sommet du Christommet un chamois suivi de près par un renard à la queue en panache. Puis c’est une famille de perdrix qui s’est envolé sous mes pieds !

 

Ensuite je suis parti voir si mon vertige pouvait se contenir. En effet, je suis sujet au vertige, mais je suis convaincu qu’il s’agit là d’un mal que l’on peut contrôler, à condition d’y aller progressivement.

Je suis donc parti faire le tour du Mont Joly par les crêtes.

En sortant de Megève, il faut monter au Mont d’Arbois, au sommet du télécabine, puis suivre la crête qui vous mènera jusqu’au Mont Joly et de là une autre série de crêtes permettent d’accéder à l’aiguille Croche.

C’est cette seconde série de crêtes que je rêvais de parcourir depuis que je suis gamin, mais jamais je n’avais osé les affronter. Hors aujourd’hui il le faut pour la simple et bonne raison que si je n’y arrive pas ici, ce sera beaucoup plus dur dans la Cordillère des Andes.

Après 4 heures de marche, j’arrive au sommet du Mont Joly, situé à 2525 m. d’altitude, soit un dénivelé positif de 1500 m. Et après un déjeuner copieux, merci Bonne Grand Mère, je m’attaque à la fameuse ligne de crêtes. Le côté surplombant Megève est très abrupte, voir vertical. L’autre côté, au-dessus des Contamines est en pente moyenne à forte sur lesquelles paissent des moutons.

Après quelques hésitations, je suis finalement parvenu à l’aiguille Croche qui termine cette ligne de crêtes. Là, le spectacle est grandiose avec le massif du Mont Blanc d’un côté, les Aravis de l’autre, je suis aux anges !!!

Mais l’orage éclate et je suis à court d’eau. Il me faut rejoindre le refuge du col du Joly pour me mettre à l’abri et faire le plein d’eau pour le bivouac du soir.

Le soir je plante la tente au pied de la Croix en Pierre heureux d’être là !

 

Il y a des moments où je me demande ce que je fais là, pourquoi je fais tout ça, à quoi ça rime ?

Et bien c’est au bivouac que la solution vient d’elle-même, pour ces moments de calme, pouvoir admirer le paysage en toute quiétude et regarder les étoiles à l’infini, je suis tout simplement heureux d’être là !

 

Le jeudi est ma dernière journée alpine, alors il faut en profiter. Je fais des tours et des détours, me rallongeant sans cesse, comme si je ne voulais pas rentrer, trouvant toujours une excuse pour faire un détour !

Mais finalement le soleil baisse et avec lui arrive l’heure de retrouver ma grand-mère et de rentrer…

Elle m'attendait avec un steack de 380 grammes que j'ai englouti en trois coups de fourchette!

Il va falloir que je fasse attention à mon régime...

 

 

Publié dans Itinérances

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